Le mécénat environnemental représente 10 % des actions de mécénat dans les fondations d’entreprise, ce qui lui vaut la troisième place du classement par domaine (sport, culture, causes sociales et humanitaires, éducation et formation, etc.). Les entreprises françaises se sont fortement impliquées dans la mise en place d’initiatives environnementales, qui répondent à un ensemble d’enjeux tel que l’éducation à l’environnement, la préservation de sites naturels et la protection des espèces. De nombreuses entreprises dont les activités de production polluent, mènent donc, en parallèle, des actions concrètes pour la sauvegarde de l’environnement.


Afin de mieux connaître la réalité et la nature des dérives existantes dans l’usage de l’argument écologique dans la publicité, le Bureau de Vérification de la Publicité (BVP) et l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) ont analysé 181 publicités ayant trait à la question écologique diffusés lors du second semestre 2006. Plusieurs enseignements sont à tirer de cette étude. Il ressort ainsi que l’écologie et le développement durable restent des axes de communication encore minoritaires dans la publicité, et que, dans sa grande majorité, la publicité est respectueuse des règles en vigueur. Des manquements récurrents sont néanmoins notables.


L’Alliance pour la planète, qui rassemble différentes associations et organisations non gouvernementales oeuvrant pour la sauvegarde de la planète et de ses espèces, dénonce ces dérives. Pour elle, l’écologie utilisée comme un argument marketing, minimalise le travail d’éducation à l’environnement entrepris par les associations et les pouvoirs publics et discrédite la démarche de progrès des entreprises qui ont décidé de réduire leur empreinte écologique. La campagne ″ la publicité peut nuire gravement à l’environnement ″ met 30 publicités abusives à l’index.

On y retrouve de nombreuses publicités du secteur automobile. En effet, les vendeurs de 4X4 représentent systématiquement leur véhicule dans la nature et son conducteur comme un aventurier ou un sportif très proche d’une nature sauvage qu’il est possible de maîtriser, d’humaniser, voire d’asservir.



Le secteur de l’énergie est également fréquemment montré du doigt. Les visuels et les messages utilisés trompent sur la réalité des actions que l’annonceur conduit en faveur de l’environnement. La communication ne s’axe que sur une part relative des activités des entreprises, en occultant le caractère éminemment polluant du reste de la production.